Radio Grenouille toute une histoire !

Radio Grenouille, la radio qui coasse depuis les coulisses du théâtre Toursky

CONTEXTE HISTORIQUE : LA LIBÉRATION DES ONDES EN FRANCE (1981)

Le monopole d'État et les radios pirates (1970-1981) 

Jusqu'en 1981, la radio et la télévision en France étaient sous monopole d'État, hérité de la Libération. Seules les radios publiques (France Inter, France Musique, France Culture, FIP) et les radios périphériques émettant depuis l'étranger (RTL depuis le Luxembourg, Europe 1 depuis l'Allemagne, RMC depuis Monaco, Sud Radio depuis Andorre) pouvaient diffuser. La bande FM restait quasiment vierge. À partir de 1977, un mouvement de contestation se développe avec l'émergence des "radios libres" ou "radios pirates", émettant clandestinement. Radio Verte (1977), Radio Ivre, Radio Ici et Maintenant, Radio Lorraine Cœur d'Acier (1979) défient le monopole. François Mitterrand lui-même participe à cette résistance en créant Radio Riposte en 1979, où il dénonce "la situation scandaleuse de l'information". Il sera inculpé pour violation du monopole de radiodiffusion. 

Le 9 novembre 1981 : La révolution radiophonique 

Après l'élection de François Mitterrand le 10 mai 1981, la promesse de campagne est tenue rapidement. Dès le lendemain de l'élection, des centaines de radios se mettent à émettre spontanément dans toute la France. Le 9 novembre 1981, la loi n°81-995 abroge le monopole public sur la bande FM. C'est la naissance officielle des "radios libres". En 1982, on recense déjà 2 000 radios. C'est dans ce contexte d'effervescence, de liberté de ton et d'expérimentation que Radio Grenouille voit le jour.

LA GÉNÈSE : RICHARD MARTIN ET LE THÉÂTRE TOURSKY

Un homme de théâtre engagé 

Richard Martin (1943-2023) est un comédien, metteur en scène et directeur de théâtre profondément engagé. Après une carrière à Paris (1960-1968), il est marqué par Mai 68. Il redescend dans le Sud dont il est originaire (Nice) et dirige brièvement le Théâtre Massalia à Marseille. En 1970-1971, il réalise ce que beaucoup considèrent comme une folie : transformer un hangar désaffecté de 1936, situé dans le quartier de Saint-Mauront (3e arrondissement) - l'un des quartiers les plus défavorisés d'Europe -, en théâtre. Il le baptise Théâtre Toursky, en hommage au poète Axel Toursky, décédé dans un accident de voiture le jour même où Richard Martin pénètre pour la première fois dans les lieux.

Un théâtre militant et populaire 

Le Toursky devient rapidement un lieu unique : un théâtre militant implanté dans les quartiers nord de Marseille, à la lisière de zones délaissées. Richard Martin défend l'idée révolutionnaire que l'art peut changer le social et les mentalités. Il propose des tarifs dérisoires (3 € pour les RMIstes, 7 € pour les habitants du quartier) et une programmation ambitieuse mêlant Shakespeare, Molière, Sartre, Ionesco et créations contemporaines. Compagnon de route de Léo Ferré, Richard Martin bénéficie de la notoriété du chanteur pour attirer des artistes reconnus. Le Toursky est surnommé "l'Olympia marseillais" et accueille des artistes comme Hugues Aufray, Maxime Le Forestier, Vassiliu, ainsi que de grandes figures du théâtre contemporain : Heiner Müller, Kantor, Patrice Chéreau...

LA NAISSANCE DE RADIO GRENOUILLE

Une radio née dans les coulisses d'un théâtre 

En 1981, profitant de la libération des ondes, Richard Martin crée Radio Grenouille dans l'enceinte même du Théâtre Toursky. La radio émet littéralement depuis les coulisses du théâtre, dans un espace bricolé et artisanal, caractéristique de l'esprit des radios libres de l'époque. Cette localisation n'est pas anodine : elle inscrit d'emblée la radio dans une démarche culturelle et de médiation, en lien direct avec la création artistique et les quartiers populaires.

La légende de la grenouille : Un symbole de résistance 

Le choix du nom "Radio Grenouille" s'inspire d'une légende médiévale que Richard Martin affectionne particulièrement : > Dans cette légende, un roi, agacé par le croassement incessant des grenouilles toute la nuit, ordonne à sa garnison d'aller battre les fourrés pour faire taire ces batraciens. Hélas, nuit après nuit, malgré les efforts des soldats, les grenouilles continuent de coasser. Cette image devient le symbole parfait de la radio : les grenouilles qui coassent autour du château, empêchant le roi de dormir, représentent la voix populaire, l'expression libre et obstinée qui ne peut être réduite au silence par le pouvoir. Le silence des grenouilles symbolise l'oppression du peuple par un pouvoir abusif. Richard Martin veut faire de sa radio un espace d'expression artistique, populaire et démocratique, une voix qui "coasse" et dérange l'ordre établi, fidèle à son esprit frondeur et libertaire, influencé par Léo Ferré et la pensée anarchiste.

L'identité visuelle des premières années : "Radio Grenouille, sans magouille" 

L'un des logos emblématiques des années 1980-1990 incarne parfaitement l'esprit frondeur et ludique de la radio : une grenouille rouge sur fond jaune vif, accompagnée du slogan percutant "Radio Grenouille sans magouille 88 Mhz". 

  •      Un slogan programmatique 
         Le jeu de mots "sans magouille" / "grenouille" n'est pas anodin. Il affirme plusieurs choses : 
         1. La transparence : À l'opposé des "magouilles" politiques et commerciales, la radio revendique son fonctionnement associatif et démocratique 
         2. L'indépendance : Pas de compromission avec les pouvoirs, qu'ils soient politiques ou commerciaux 
         3. L'honnêteté : Une radio qui dit ce qu'elle fait et fait ce qu'elle dit 
         4. L'humour : L'esprit potache et décalé des radios libres, refusant le sérieux compassé des médias traditionnels.
              Cette formule résume l'esprit des radios libres de l'époque : libres, sans publicité (jusqu'en 1984), sans ligne éditoriale imposée, sans censure.

  •        Les codes visuels de l'époque 
           Le choix des couleurs n'est pas neutre : 
             - Le rouge : Couleur de l'engagement, de la passion, de la révolte. Couleur également présente dans les mouvements de gauche et libertaires   dont se réclame Richard Martin  
              - Le jaune vif : Couleur de la visibilité, de l'énergie, de la joie. Une couleur qui accroche l'œil sur les affiches et autocollants 
              - Le contraste rouge/jaune : Très populaire dans l'esthétique punk et alternative des années 1980 
            - La grenouille elle-même, dessinée de manière simple et directe, évoque l'art populaire et le graphisme militant de l'époque : traits nets, formes reconnaissables, efficacité visuelle maximale.

  •          88 MHz : La fréquence historique 
           Le logo mentionne 88 MHz (et non 88.8 FM comme aujourd'hui). Cette fréquence originelle est importante car : 
                - Elle ancre la radio dans une époque précise (années 1980-début 1990) 
                - Elle témoigne des évolutions techniques et réglementaires du paysage radiophonique 
                - Elle fait partie de la mémoire collective des premiers auditeurs 

                Les autocollants arborant ce logo se sont retrouvés partout à Marseille : sur les boîtes aux lettres des quartiers nord, dans les bars alternatifs, sur les guitares, les carnets de notes, les frigos des squats d'artistes et face à mon bureau ! Hélas, lors d'un dernier déménagement, j'ai égaré cet autocollant que j'avais gardé précieusement depuis les années 80. J'ai essayé de le retrouver en vain en fouillant mes cartons puis les archives du web. J'ai donc tenté de le reconstituer (voir page précédente).
Ces autocollants étaient un signe de reconnaissance, une manière d'afficher son appartenance à une culture alternative et engagée.

LES PREMIÈRES ANNÉES (1981-1985) : L'ESPRIT PIONNIER

Une double ambition fondatrice 

Radio Grenouille se construit dès l'origine autour d'une double ambition : 
1. Offrir un espace d'expression aux artistes – Créer une plateforme où les artistes, qu'ils soient reconnus ou inconnus, peuvent s'exprimer librement 
2.Porter leur parole et la rendre accessible – Particulièrement auprès d'un public non connaisseur des pratiques et démarches artistiques non dominantes

Le contexte technique et réglementaire 

Les premières années des radios libres sont marquées par : 
- L'interdiction de la publicité (jusqu'en 1984) : Les radios associatives doivent survivre sans ressources publicitaires 
- Des moyens techniques limités : Émetteurs bricolés, studios improvisés, matériel de récupération 
- Une effervescence créative : Liberté de ton absolue, expérimentations sonores, absence de normes 
- Un enchevêtrement des fréquences : Jusqu'à la régulation par la Haute Autorité de la Communication audiovisuelle (créée en 1982), les fréquences se chevauchent, causant des interférences 

Radio Grenouille émet depuis le Toursky (1981-1991) 

Durant cette décennie fondatrice, la radio fonctionne avec : 
- Une équipe principalement bénévole : Artistes, habitants du quartier, passionnés de radio 
- Des moyens financiers très limités : Pas de publicité, survie grâce aux cotisations et au soutien du théâtre 
- Une programmation centrée sur la culture et les arts : Émissions sur le théâtre, la musique, la littérature, interviews d'artistes mais aussi débats sur des sujets de société avec le micro toujours ouvert pour les auditeurs et auditrices.
- Une implantation dans les quartiers nord : En lien direct avec la population locale, loin des centres culturels établis

Les défis du quotidien 

Les premières années sont marquées par : 
- La précarité matérielle : Comme beaucoup de radios associatives, Radio Grenouille survit avec des moyens de fortune 
- L'apprentissage technique : Formation sur le tas, bricolage permanent 
- La construction d'une identité : Trouver sa place dans le paysage radiophonique marseillais en pleine explosion 
- La lutte pour les fréquences : Obtenir et conserver une fréquence stable

1984-1986 : LA PROFESSIONNALISATION PROGRESSIVE

L'autorisation de la publicité (1984) 

En 1984, une nouvelle loi autorise la publicité sur les ondes. C'est un tournant majeur pour le paysage radiophonique français : 
- De nombreuses radios associatives basculent vers des modèles commerciaux 
- Des réseaux nationaux commencent à se constituer (NRJ, Skyrock, Fun Radio...) 
- La concentration s'amorce : rachat, fusion, disparition de nombreuses petites radios Radio Grenouille fait le choix de rester une radio associative et culturelle, refusant la logique commerciale. C'est un positionnement qui deviendra structurant pour son identité. 

La création du Fonds de soutien à l'expression radiophonique locale (FSER) 

En 1982, puis renforcé dans les années suivantes, le FSER est créé pour permettre aux radios associatives de survivre sans dépendre de la publicité. Ce fonds devient crucial pour Radio Grenouille et les radios similaires, leur permettant d'assurer des missions de communication sociale de proximité.

1985-1990 : CONSOLIDATION ET AFFIRMATION D'UNE IDENTITÉ

Média du champ culturel

Durant la seconde moitié des années 1980, Radio Grenouille affirme son positionnement comme média du champ culturel. 
La radio devient : 
- Un relais pour la création théâtrale contemporaine 
- Une plateforme pour les musiques non commerciales 
- Un espace de débat sur les questions culturelles, artistiques et sociétales 
- Un lieu d'expérimentation sonore 

Le lien avec le territoire 

La radio développe : 
- Des ateliers avec les habitants des quartiers nord 
- Des collaborations avec le tissu associatif local 
- Des émissions participatives où les habitants prennent la parole 
- Une attention particulière à la diversité culturelle de Marseille et du pourtour méditerranéen

Les premières émissions emblématiques

Bien que les archives de cette période soient pour la plupart perdues, on sait que la programmation comprenait : 
- Des émissions musicales exploratoires 
- Des entretiens avec les artistes programmés au Toursky 
- Des créations sonores expérimentales dont 
                 mon émission " Pourquoi pas ? " que vous pourrez écouter sur la page dédiée
              une émission emblématique " Radio parloir " animée par Nicole Félix à destination des personnes incarcérées qui pouvaient ainsi recevoir des messages et dédicaces de leurs famille et amis.
- Des émissions en lien avec les événements du théâtre dont des diffusions en direct de pièces de théâtre
- L'émission " Radio Insomnie  qui durait toute la nuit et était animée par Richard Martin avec de nombreux intervenants. J'ai pris la relève pendant quelques mois et c'est dans ce cadre que j'ai eu la chance d'offrir aux auditeurs et auditrices, une histoire de la chanson française dont je n'ai malheureusement pas gardé d'enregistrement. La technique de cette émission était assurée par Hacène Saleh.

1991 : LE DÉMÉNAGEMENT À LA FRICHE DE LA BELLE DE MAI : UN NOUVEAU CHAPITRE

En 1991, dix ans après sa création, Radio Grenouille quitte les coulisses du Théâtre Toursky pour s'installer à la Friche Belle de Mai, un lieu emblématique en devenir. Cette ancienne manufacture des tabacs, fermée en 1990, est investie par des artistes et des collectifs culturels. 

Un lieu en adéquation avec le projet 

La Friche Belle de Mai devient rapidement un laboratoire de création artistique et culturelle unique en France : 
- Un lieu de création pluridisciplinaire (théâtre, danse, arts visuels, musique) 
- Un espace de travail pour artistes et associations 
- Une zone d'expérimentation urbaine et culturelle 
- Un symbole de la reconversion des friches industrielles 
Radio Grenouille s'installe peu après l'implantation d'un autre média culturel local, le journal Taktik. Ce rapprochement géographique renforce le positionnement de la radio comme média culturel engagé. 

La rencontre avec Euphonia (1991-1992) 

C'est à cette période que Radio Grenouille développe un partenariat structurant avec Euphonia, une association créée en 1991 par Lucien Bertolina et dédiée à la création sonore. 
Euphonia apporte :
- Un studio d'enregistrement et de création 
- Une expertise technique en matière de son 
- Des compétences en production sonore 
- Un réseau d'artistes sonores 
Cette alliance entre Radio Grenouille et Euphonia va devenir fondamentale et perdurer jusqu'à aujourd'hui, transformant progressivement le projet en un véritable opérateur culturel travaillant sur les questions du son, de la musique, de la radio et de la médiation. 

1992 - 1996  LA MATURITÉ D'UN PROJET CULTUREL

L'expansion des activités 

Durant cette période, Radio Grenouille élargit son action au-delà de la simple diffusion radiophonique : 
Création sonore : 
- Production de documentaires 
- Résidences d'artistes 
- Expérimentations sur les formes radiophoniques 

Ateliers et médiation : 
- Interventions dans les écoles 
- Ateliers dans les quartiers 
- Formation aux pratiques radiophoniques 
- Partenariats avec les universités (notamment l'Université de Provence) 

Programmation culturelle : 
- Organisation d'événements publics 
- Soirées d'écoute 
- Rencontres avec des artistes 
- Participation à des festivals 

La diversification des financements 
À partir du début des années 1990, les financements se diversifient : 
- Subventions publiques : Région PACA, Département des Bouches-du-Rhône, État, Ville de Marseille 
- Fonds de soutien : FSER pour les radios associatives 
- Recettes propres : Prestations, productions, coproductions 
- Soutien européen : Premiers projets soutenus par l'Europe 

Cette diversification permet à la radio de se professionnaliser tout en conservant son indépendance et ses valeurs associatives. 

L'affirmation d'une ligne éditoriale 

La radio s'affirme autour de plusieurs axes : 

Proximité et participation : 
- Approche participative du média 
- Travail de proximité avec les habitants 
- "Faire ensemble" plutôt que "faire pour" 

Citoyenneté et vivre ensemble : 
- Notion de citoyenneté active 
- Valorisation de la diversité culturelle 
- Lutte contre les discriminations 
- Dialogue interculturel 

Exploration artistique : 
- Soutien aux formes artistiques non dominantes 
- Expérimentation sur les formes radiophoniques 
- Croisement des disciplines (son, arts visuels, théâtre, danse)  

LE CONTEXTE MARSEILLAIS ET MÉDITERRANÉEN

Marseille, ville plurielle 
Dans les années 1980-1990, Marseille connaît : 
- Une crise économique liée à la désindustrialisation 
- Des quartiers nord délaissés par les politiques publiques 
- Une forte diversité culturelle liée à l'immigration méditerranéenne et africaine 
- Un bouillonnement culturel alternatif (squats d'artistes, collectifs, friches) 
Radio Grenouille s'inscrit pleinement dans ce contexte, cherchant à : 
- Donner la parole aux populations invisibilisées 
- Valoriser les cultures méditerranéennes 
- Créer des ponts entre les quartiers et le centre-ville 
- Participer à la transformation urbaine par la culture 

Un réseau de radios associatives marseillaises
Radio Grenouille n'est pas seule. D'autres radios associatives émergent à Marseille : 
- Radio Galère (1982) : Radio participative axée sur les quartiers populaires créée et dirigée par jacques Soncin, une référence en matière de radios libres 
pour en savoir plus sur Jacques Soncin, cliquez ICI ou ICI ou ICI
- Radio Gazelle (1981) : Radio intercommunautaire devenue radio JAAM depuis janvier 2024.  Plus d'infos ICI
- Fréquence Mistral(1983)  : Radio culturelle avec plusieurs antennes en région PACA  Plus d'infos ICI ou ICI
- Radio Utopie (1982 - 2002 ) : Radio co-fondée et dirigée par Henri Richert Plus d'infos ICI
- Radio Zinzine (1981) : Dans l'arrière-pays provençal. Plus d'infos ICI

Ces radios partagent des valeurs communes tout en développant des identités distinctes. 

LES DIFFICULTÉS ET LES COMBATS

La bataille pour la survie 
Comme beaucoup de radios associatives, Radio Grenouille doit constamment : 
- Se battre pour conserver ses subventions : Négociations permanentes avec les financeurs 
- Prouver son utilité sociale : Justifier son rôle dans le paysage médiatique 
- Renouveler son public : Attirer de nouveaux auditeurs et bénévoles 
- Maintenir son indépendance : Résister aux pressions commerciales et politiques 

Les défis techniques 
- Obsolescence du matériel : Nécessité de renouveler régulièrement l'équipement 
- Évolution des normes : Adaptation aux nouvelles réglementations techniques 
- Professionnalisation : Formation continue des équipes 
- Conservation des archives : Problème crucial, beaucoup d'émissions des premières années ont été perdues 

L'HÉRITAGE DES QUINZE PREMIÈRES ANNÉES

Un modèle qui a fait école
En 1996, à l'issue de ses 15 premières années, Radio Grenouille a : 
- Survécu là où des centaines de radios libres ont disparu 
- Construit un modèle de radio culturelle associative viable 
- Développé des pratiques innovantes de médiation par le son 
- Créé un réseau d'artistes et de partenaires locaux et internationaux 
- Formé des générations de bénévoles et de professionnels 

Les valeurs fondatrices intactes 
Malgré les évolutions, la radio reste fidèle à ses valeurs de 1981 : 
- Liberté d'expression : Donner la voix aux sans-voix 
- Exigence artistique : Soutenir la création non commerciale 
- Engagement social : Participer à la transformation sociale par la culture 
- Esprit frondeur : Comme les grenouilles qui coassent malgré la garnison du roi 

Les graines de l'avenir 
Les 15 premières années ont posé les fondations de ce que Radio Grenouille deviendra dans les décennies suivantes : 
- Un acteur reconnu de la création sonore en France et en Europe 
- Un membre actif du réseau Radio Campus France 
- Un partenaire de projets internationaux (Radia, Cities on the Edge) 
- Un producteur primé (Prix Europa 2010 avec Arteradio.com) 
- Une "radio-école" formant aux pratiques radiophoniques

1996-2025 : DÉVELOPPEMENT, RAYONNEMENT ET RENOUVELLEMENT 

Les années 1990-2000 : L'ère Fabrice Lextrait et l'orientation musicale 
Fabrice Lextrait, co-responsable et directeur d'antenne 
À partir du début des années 1990 et durant toute la décennie 2000, Fabrice Lextrait joue un rôle central dans le développement de Radio Grenouille. 
Co-responsable et directeur d'antenne, il incarne l'esprit de cette période charnière. 
Le parcours de Fabrice Lextrait : 
- Co-fondateur avec Lucien Bertolina de l'atelier-studio Euphonia en 1991-1992 
- Administrateur de la Friche Belle de Mai (SFT) de 1990 à 2000 
- Figure majeure de la scène culturelle marseillaise 
- Deviendra ensuite directeur des Grandes Tables à la Friche 
- Auteur de référence sur les friches culturelles ("Les Nouveaux territoires de l'art" en 2005, "La Friche, terre de culture" en 2017) 

Les années 1990 : L'âge d'or des musiques électroniques
 Sous l'impulsion de Fabrice Lextrait et son équipe, Radio Grenouille devient un acteur majeur de la scène musicale marseillaise : 
- Émergence des musiques électroniques : La radio devient le relais privilégié de la scène techno, house, drum'n'bass marseillaise 
- Les DJs aux commandes : Toute la scène des DJs marseillais passe derrière le micro 
- Expression d'une scène : La radio n'est plus seulement un diffuseur mais l'expression même d'une scène musicale urbaine 
- Croisement des micro-scènes : Volonté de faire dialoguer les différentes scènes musicales de la ville 
- Relais clés : Collaboration avec des figures comme Oil, Renaud Campana, Bootsy... 

Les années 2000 : Julie de Muer et la consolidation du projet culturel 
Julie de Muer, directrice (2003-2009) 
Son parcours : 
- Vient de la scène parisienne des années 1990-2000 (Guinguette Pirate, Batofar) 
- Arrive à Marseille en 2003 
- Dirige Radio Grenouille et Euphonia de 2003 à 2009 
- Développe une approche d'hybridation des pratiques 

Ses apports majeurs : 
- Consolidation du lien Radio Grenouille/Euphonia : Fusion progressive au début des années 2000 
- Affirmation comme producteur culturel et artistique : La radio devient un véritable opérateur culturel 
- Multiplication des médiations : Plateaux publics, résidences d'artistes 
- Résidences emblématiques : Nicolas Frize, les Puppetmastaz... 
- Développement des projets de territoire : Liens art-patrimoine-territoires 
- La marche comme outil : Exploration sensible des territoires 

Projets marquants sous sa direction : 
- Préfiguration du projet "Promenades Sonores" (qui s'épanouira pour MP2013 Marseille Provence 2013 lorsque Marseille a été capital européenne de la culture) 
- Renforcement de la programmation de créations sonores 
- Développement des partenariats internationaux 

Après 2009, Julie de Muer devient auteure et productrice indépendante, poursuivant son travail sur les interactions entre art, patrimoine et territoires (GR2013, Coopérative Hôtel du Nord, Bureau des Guides). 

Jérôme Mattéo (2010-2024) et la maturité du projet

Une figure historique : 
- A commencé dans les radios libres marseillaises dès les années 1980 (Radio Utopie, Radio Activité) 
- Membre permanent de Radio Grenouille depuis de nombreuses années 
- Directeur de Radio Grenouille, d'Euphonia et de Co-opérative 
- Enseignant à l'université (communication, environnement, philosophie, médiation culturelle) 
- Formateur (prévention des conflits, travail en coopération) 

Les grands axes de sa direction : 
1. Structuration du modèle économique : 
- Passage d'un ratio 80% subventions /20% fonds propres à 50/50 
- Budget de 500 000 € (pour Grenouille + Euphonia) 
- Développement des coproductions et prestations 
- Diversification des financements (ministères, collectivités, Europe) 

2. Marseille-Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture : 
- Projet majeur : Les Promenades Sonores (39 créations radiophoniques) 
- Collaboration avec Julie de Muer 
- Partenariat surprenant avec Google (Promenades Nocturnes) 
- Résidences de territoire : 888° Nord (quartiers nord), Soundshift (Istanbul), Coming & Going (Liverpool) 

3. Reconnaissance nationale et internationale : 
- Membre actif de Radio Campus France 
- Participation au réseau international Radia 
- Prix Europa 2010 avec Arteradio.com 
- Prix Grandes Ondes du festival Longueur d'Ondes 2022 
- Reconnaissance dans les réseaux universitaires et artistiques 

4. Renouvellement et inclusivité : 
- Rajeunissement de l'équipe : Arrivée d'une nouvelle génération (années 2010-2020) 
- Féminisation : Prise de conscience collective sur la place des femmes 
- Diversification des profils : Éviter "Radio Sénat avec des mecs européens de plus de 50 ans" 
- Nouveaux réseaux : Djel (disquaire), Cyril le jazzman, Alex (Cave Carli Radio) 

5. Développement du RadioLab et de la transmission : 
- Ateliers avec les jeunes publics, les écoles, les universités 
- Formation doctorale sur la communication scientifique (depuis 2016) avec Aix-Marseille Université 
- Actions dans les quartiers 
- Ambition d'une "radio-école" 

6. Diversification des activités : 
- Production de documentaires primés 
- Studio Euphonia : accueil d'auteurs européens 
- Plateaux délocalisés (FID (festival international du documentaire de Marseille, événements culturels) 
- Ateliers de pratique radiophonique 
- Événements publics 

La direction actuelle (2024-aujourd'hui) 

L'équipe en place : 
- 10 salariés permanents 
- Une trentaine de créateurs et créatrices associé·es 
- Environ 200 résidents bénévoles participant à la fabrication de l'antenne 
- Environ 100 partenaires locaux 

Les figures actuelles : 
- Nelly Flecher : figure historique toujours présente 
- Antoine Sourrieu : Production projets, Réalisation, Pratiques, Transmission, Formations 
- Djil Hammiche : membre de l'équipe permanente 
- Et de nombreux autres membres de l'équipe renouvelée 

Chiffres clés aujourd'hui : 
- 30 000 auditeurs par semaine en moyenne (Médiamétrie) 
- Diffusion 24h/24 sur 88.8 FM et en DAB+ 
- Présence en ligne et en streaming 
- 15 000 internautes mensuels 

Les transformations récentes 
Passage au numérique : 
- Site web dès le début des années 2000 
- Podcasts et réécoutes en ligne 
- Streaming permanent 
- DAB+ (radio numérique terrestre) 

Nouveaux enjeux : 
- Environnement : Extension des actions en territoires ruraux, liens avec les parcs naturels 
- Jeunesse : De l'éveil au monde à la professionnalisation, vers une "radio-école" 
- Art & culture : Lien constant avec le spectacle vivant, le cinéma, les arts sonores 
- Société : Diffusion du patrimoine local, voix des quartiers, mixité des cultures 

Les défis contemporains
Fragilité du modèle : 
- Baisse des aides publiques - Nécessité de multiplier les prestations rémunérées 
- Risque de dépendance aux partenaires institutionnels 
- Quasi-disparition des programmes autoproduits au profit des coproductions 

Maintien de l'indépendance : 
- Débats internes réguliers sur le modèle économique 
- Équilibre entre partenariats et ligne éditoriale 
- Résistance à la logique commerciale 

Évolution du paysage radiophonique : 
- Concentration des médias 
- Multiplication des podcasts et plateformes 
- Changement des pratiques d'écoute 
- Concurrence des nouveaux formats numériques 

L'héritage des 44 ans 

En 2025, Radio Grenouille a parcouru un chemin remarquable : 
- Survie et pérennité : Parmi les rares radios libres de 1981 toujours en activité 
- Innovation constante : Toujours en recherche de nouvelles formes radiophoniques 
- Ancrage territorial fort : Enracinement dans les quartiers nord et la Friche Belle de Mai 
- Rayonnement national et international : Reconnaissance au-delà de Marseille 
- Transmission : Formation de générations de bénévoles et professionnels 
- Diversité : Rajeunissement, féminisation, ouverture La grenouille continue de coasser, fidèle à sa légende fondatrice, portant des voix plurielles et créant des espaces d'expression libre dans le paysage radiophonique français. 

Depuis 2025, Radio Grenouille est dirigé par Marie Picard.

Historique réalisé en décembre 2025.

BIBLIOGRAPHIE  
Radio Grenouille : Histoire et documentation (1981-2024) Norme ISO 690 - Haute École de Genève.

SOURCES INSTITUTIONNELLES 
CABINET MOSSELMANS & ASSOCIÉS, 2025. Radio Grenouille, 43 ans de création sonore en résonance avec son territoire [en ligne]. 13 mai 2025. Disponible à l'adresse : https://www.cabinet-mosselmans.com/radio-grenouille-43-ans-de-creation-sonore-en-resonance-avec-son-territoire/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

RADIO GRENOUILLE, 2025. Site officiel [en ligne]. Marseille : Radio Grenouille. Disponible à l'adresse : https://www.radiogrenouille.com/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

RADIO GRENOUILLE, [s.d.]. Archives [en ligne]. Disponible à l'adresse : https://archive.radiogrenouille.com/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

RADIO GRENOUILLE, [s.d.]. Grille des programmes [en ligne]. Disponible à l'adresse : https://archive.radiogrenouille.com/grille/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

RADIO GRENOUILLE, [s.d.]. Liens et ressources bibliographiques [en ligne]. Disponible à l'adresse : https://archive.radiogrenouille.com/liens/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

RADIO GRENOUILLE, [s.d.]. Passionnément – Les archives du cipM [en ligne]. Disponible à l'adresse : https://archive.radiogrenouille.com/audiotheque/passionnement-les-archives-du-cipm-2/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

RADIO GRENOUILLE, 2025. Podcasts Episodes Archive [en ligne]. Disponible à l'adresse : https://www.radiogrenouille.com/tous-les-episodes/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

SCHOOP.FR, [s.d.]. Radio Grenouille. La mémoire de la FM [en ligne]. Disponible à l'adresse : https://www.schoop.fr/histos/grenouille.php [consulté le 29 décembre 2025]. 

SOURCES ENCYCLOPÉDIQUES 
WIKIPÉDIA, 2025. Radio Grenouille. Wikipédia [en ligne]. 27 juillet 2025. Disponible à l'adresse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Radio_Grenouille [consulté le 29 décembre 2025]. 

WIKIPÉDIA, 2025. Radio libre en France. Wikipédia [en ligne]. 25 octobre 2025. Disponible à l'adresse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Radio_libre_en_France [consulté le 29 décembre 2025]. 

WIKIPÉDIA, 2025. Richard Martin (comédien). Wikipédia [en ligne]. 12 novembre 2025. Disponible à l'adresse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Martin_(comédien) [consulté le 29 décembre 2025]. 

OUVRAGES SUR LES RADIOS LIBRES 
BOMBLED, Thierry, 1981. « Devine qui va parler ce soir ? ». Petite histoire des radios libres. Paris : Syros. 

CARDON, Dominique et GRANJON, Fabien, 2010. Médiactivistes. Paris : Presses de Science-Po. 

CARDON, Dominique et SOMMIER, Isabelle, 2002. La rébellion dans la communication. In : La France rebelle. Paris : Michalon. 

CHEVAL, Jean-Jacques, 1997. Les Radios en France : histoire, état, enjeux. Paris : Apogée. 

COJEAN, Annick et EZKENAZI, Franck, 1986. FM, la folle histoire des radios libres. Paris : Grasset. 

LEFEBVRE, Thierry, 2008. La Bataille des radios libres 1977-1981. Paris/Bry-sur-Marne : Nouveau Monde Éditions/INA Éditions. 

LEFEBVRE, Thierry, 2011. Carbone 14 : Légende et histoire d'une radio pas comme les autres. Bry-sur-Marne : INA Éditions. 

LEFEBVRE, Thierry, 2019. François Mitterrand pirate des ondes. L'affaire Radio Riposte. Paris : Le Square Éditeur. 

LEFEBVRE, Thierry, 2021. L'Aventurier des radios libres : Jean Ducarroir (1950-2003). [S.l.] : Éditions Glyphe. 

LEFEBVRE, Thierry et POULAIN, Sébastien (dir.), 2016. Radios libres, 30 ans de FM : la parole libérée ? Paris/Bry-sur-Marne : L'Harmattan/INA Éditions. Les médias en actes. 
LEFEBVRE, Thierry et POULAIN, Sébastien (dir.), 2021. Les Radios locales : histoires, territoires et réseaux. Paris/Bry-sur-Marne : L'Harmattan/INA Éditions.

TDF, 2011. 1981-2011. L'aventure de la FM. Paris : TDF. 

TRAVAUX UNIVERSITAIRES
Thèses de doctorat 
CHARRASSE, David, 1981. Lorraine Cœur d'Acier, une radio, son public [en ligne]. Thèse de doctorat. Nancy : Université de Nancy II. 

CHEVAL, Jean-Jacques, 1986. Les Radios locales privées en Gironde [en ligne]. Thèse de doctorat. Information-communication. Bordeaux : Université Bordeaux III. 

DALLE, Matthieu, 2002. Les Ondes déchaînées : analyse culturelle des radios libres françaises, 1977-1981 [en ligne]. Thèse de doctorat sous la direction de Monique Yaari. The Pennsylvania State University. 

Mémoires de maîtrise 
NAULET, Sophie, 1990. Radio Libertaire : Étude d'une radio anarchiste [en ligne]. Mémoire de maîtrise d'Information-communication. Paris : Institut Français de Presse, Université Paris II Panthéon-Assas. 

PONTNEAU, Emmanuel, 1997. L'officialisation des radios libres en France : 1981-1984 [en ligne]. Mémoire de maîtrise sous la direction d'Antoine Prost et Annie Fourcaut. Paris : Université Paris 1 CRHMSS. 140 p. 

Articles scientifiques 
CHEVAL, Jean-Jacques, 2001. Des radios pirates aux radios libres. Cahiers d'histoire de la radiodiffusion. Janvier-mars 2001. N° 67. 

DALLE, Matthieu, 2006. Libérer la parole du quotidien : les radios libres, dix ans après mai 68. Contemporary French Civilization. Winter/Spring 2006. Vol. 30, n° 1. Liverpool University Press.

ARTICLES DE PRESSE ET MÉDIAS EN LIGNE 
Articles académiques  (The Conversation) 
LEFEBVRE, Thierry, 2021. Bonnes feuilles : « Les radios libres, une bataille oubliée ». The Conversation [en ligne]. 24 décembre 2024. Disponible à l'adresse : https://theconversation.com/bonnes-feuilles-les-radios-libres-une-bataille-oubliee-163512 [consulté le 29 décembre 2025]. 

LEFEBVRE, Thierry et POULAIN, Sébastien, 2021. Radios libres : retour sur le « big bang » de la démocratisation médiatique. The Conversation [en ligne]. 9 juin 2025. Disponible à l'adresse : https://theconversation.com/radios-libres-retour-sur-le-big-bang-de-la-democratisation-mediatique-171377 [consulté le 29 décembre 2025]. 

Articles de presse spécialisée 
LA LETTRE PRO DE LA RADIO, 2011. Flashback en 2011 • 1981 – 2011 : les radios libres ont 30 ans [en ligne]. Disponible à l'adresse : https://www.lalettre.pro/Flashback-en-2011-1981-2011-les-radios-libres-ont-30-ans_a292.html [consulté le 29 décembre 2025]. 

Articles de presse sur Richard Martin et le Théâtre Toursky 
DESTIMED, 2025. Marseille. Le Théâtre Toursky est mort, son épitaphe 1971-2025. Destimed [en ligne]. 5 avril 2025. Disponible à l'adresse : https://www.destimed.fr/marseille-le-theatre-toursky-est-mort-son-epitaphe-1971-2025/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

FRANCE BLEU, 2023. Richard Martin, fondateur du théâtre Toursky à Marseille, est décédé. ICI [en ligne]. 17 octobre 2023. Disponible à l'adresse : https://www.francebleu.fr/infos/societe/le-fondateur-du-theatre-toursky-a-marseille-richard-martin-est-decede-9370676 [consulté le 29 décembre 2025]. 

MARIE-CÉLINE, 2024. Richard Martin directeur théâtre Toursky Marseille [en ligne]. 31 juillet 2024. Disponible à l'adresse : https://www.marie-celine.com/interviews/politique-culturelle/richard-martin-theatre-toursky-marseille/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

UNION DES ÉCRIVAINS VOSGIENS, 2024. Figure du théâtre populaire à Marseille, Richard Martin est mort. Union des Écrivains Vosgiens [en ligne]. 9 janvier 2024. Disponible à l'adresse : https://lesecritsvains.canalblog.com/archives/2023/10/17/40077482.html [consulté le 29 décembre 2025].

RICHARD MARTIN ET LE THÉÂTRE TOURSKY

Ouvrages 
MARTIN, Richard et LONSDALE, Michaël, 2016. Regards croisés sur le théâtre. [S.l.] : Onésime 2000 éditeur. 

Sites web institutionnels 
LES ARCHIVES DU SPECTACLE, [s.d.]. Théâtre Toursky (Marseille) [en ligne]. Disponible à l'adresse : https://lesarchivesduspectacle.net/o/3619-Theatre-Toursky [consulté le 29 décembre 2025]. 

THÉÂTRE TOURSKY, 2023. Le Toursky perd son fondateur [en ligne]. 15 novembre 2023. Disponible à l'adresse : https://www.toursky.fr/le-toursky-perd-son-fondateur/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

THÉÂTRE TOURSKY, 2024. Ils parlent du Toursky... [en ligne]. 15 mai 2024. Disponible à l'adresse : https://www.toursky.fr/qui-sommes-nous/ils-parlent-du-toursky/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

THÉÂTRE TOURSKY, 2025. Page d'accueil [en ligne]. Disponible à l'adresse : https://www.toursky.fr/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

TOURISME MARSEILLE, 2025. Théâtre Toursky, Cie Richard Martin International, 1971, Marseille [en ligne]. 26 mars 2025. Disponible à l'adresse : https://tourisme-marseille.com/fiche/theatre-toursky-cie-richard-martin-international-1971-marseille/ [consulté le 29 décembre 2025].

CONTEXTE HISTORIQUE ET LÉGISLATION 

Textes juridiques 
FRANCE, 1981. Loi n° 81-994 du 9 novembre 1981 portant dérogation au monopole d'État de la radiodiffusion [en ligne]. État le 9 novembre 1981. Disponible à l'adresse : https://www.legifrance.gouv.fr/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

Ouvrages de référence 
DESCAMPS, Florence, 2001. L'historien, l'archiviste et le magnétophone. De la constitution de la source orale à son exploitation. Paris : Comité pour l'Histoire Économique et Financière Éditions. 

JEANNENEY, Jean-Noël, 1999. L'écho du siècle : dictionnaire historique de la radio et de la télévision en France. Paris : Hachette littératures. 

Contributions dans ouvrages collectifs 
LECAT, Jean-Philippe, 2016. Communication : des radios libres à la rénovation du réseau de service public. In : MOSSER, Françoise (éd.), Entretiens avec Jean-Philippe Lecat, Ministre de la Culture et de la Communication, 1978-1981, pp. 243-251. Paris : La Documentation française. Collection Travaux et documents, Comité d'histoire du ministère de la Culture, n° 37. 

RESSOURCES EN LIGNE ET DOCUMENTATION

Cahiers d'histoire de la radiodiffusion 
CAHIERS D'HISTOIRE DE LA RADIODIFFUSION, 2001. Des radios pirates aux radios libres. Cahiers d'histoire de la radiodiffusion. Janvier-mars 2001. N° 67. CAHIERS D'HISTOIRE DE LA RADIODIFFUSION, 2018. Les acteurs des radios locales : à l'échelle des individus et des radios. Cahiers d'histoire de la radiodiffusion. Janvier-septembre 2018. N° 134. 

Bases de données bibliographiques 
CENTRE D'HISTOIRE SOCIALE DES MONDES CONTEMPORAINS (CHS), 2021. L'officialisation des radios libres en France : 1981-1984 [en ligne]. 3 novembre 2021. Disponible à l'adresse : https://histoire-sociale.cnrs.fr/lofficialisation-des-radios-libres-en-france-1981-1984/ [consulté le 29 décembre 2025]. 

LES RADIOS LIBRES, 2025. Bibliographie [en ligne]. 1er septembre 2025. Disponible à l'adresse : https://lesradioslibres.wordpress.com/bibliographie/ [consulté le 29 décembre 2025]. RADIOSCOPE, [s.d.]. 1981, 40 ans de radios libres [en ligne]. Disponible à l'adresse : https://www.radioscope.fr/grilles/libres/index.htm [consulté le 29 décembre 2025].

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